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Conférence sur John Cage

par AP 16 Mars 2009, 20:27 musique

 

 



 Notes prises lors du stage Hida, Grenoble, mars 2009


John Cage


Seul intitulé disponible pour la nouvelle question

 

Henri Bosseur  spécialiste de Cage


USA Los Angeles 1912-1992 : tt siècle dernier

Bcp d’œuvres marquantes des années 40-50 : vieux pour les élèves

Rapport au temps à réévaluer : Cage pas contemporain du tout (cf rapport Beethoven et Bach, plus joué du tt 50 ans après !!)=> autre logique aujourd'hui car Vivaldi est plus quotidien que Cage (téléphone, ascenseur…), car musiques enregistrées


iconoclaste, assez décoiffant cf Duchamps en arts plastiques (alors que déjà ancien)


formation dilettante, voyages Europe, France

cours de composition avec Henry Cowell, intéressé à l’aléatoire (visionnaire à l’époque)

1933 : cours de composition avec Schönberg (juif + "art dégénéré") en Californie du Sud=> Schönberg se rend compte de son talent  et dit à Cage « ne faites pas ce que je veux, allez voir ailleurs »

fonde un ensemble de percussions

accompagnateur pianiste de classe de danse avec Merce Cunningham (Cornish school Seattle), gde relation en devenir


1938 : premiers pianos préparés : pièces écrites pour un piano, précisions ds la préface de la partition : préparation avec gomme, punaise…

« bacchanales » : cf le gamelan, Java, zen=> est marqué par tt ça, le piano sonne différent : partition écrite avec notes sur lesquelles on appuie

parfois bruits qui n’ont plus rien à voir avec le « do »

  • productions régulières avec ce piano

  • rencontres avec David Tudor, pianiste qui devait «utiliser l’inconnu pour rendre inconnu, le connu »


1948-1952 : travail au Black Mountain College, université d’été parallèle

initiation au zen avec Daisetz Suzuki

1949 : rencontre avec le père de la musique concrète Pierre Schaeffer (ami de Pierre Henry) : musique avec objets sonores, puis manipulation cf Stockhausen (électro) puis fusion avec musqiue électro accoustique (diffusion par haut-parleur)

1951 : Music of changes composée avec la méthode du Yi Jing (lire iking) : livre des changements, pratique en Chine qui par tirage au sort permet de déterminer des choses dont l’avenir

1952 : directeur compagnie de Merce Cunningham ; happenings comme Theater Piece avec la MC (cf Fluxus) ; Music for Magnetic Tape : le premier américain à s’intéresser à ça (cf minimaliste et répétitif : Phil Glass et Steve Reich influencé par Bali, magnétos…)

  • vies variées, pas seulement musicale : chorégraphies (Reich, Cage)


4’33’’ : scandale quand interprétation ; gag de JC, imposture + œuvre mythique, culte (abusif aussi)=> statut de l’œuvre et de la musique, du silence dans l’œuvre musicale ; texte qui prévoit les réactions de la salle, œuvre en construction avec le public

point d’entrée et de sortie donc c’est une œuvre et statut du silence (déjà Webern a donné un nveau sens au silence ds l’infiniment petit opus 10 : bcp d’instruments jouent une note par ci par là…) là l’œuvre c’est le silence « sons ambiants », le silence n’existe pas, même ds une chambre sourde

1954 : tournée en Europe (Cologne car Stockhausen), Milan (recherche), Paris (Ircam future), Darmstadt


1958 : conférence la musique comme processus

œuvre ouverte création au Town Hall : éléments fournis à l’interprète : l’auditeur n’en a qu’une version donc œuvre pas ouverte (cf Stimmung de Stock. qui est ouverte mais pdt très longtemps qu’un enregistrement donc fermée)

1969 : lithographies


1970 : song books


1980 : fasciné par Joyce Roaratorio, an Irish Circus on Finnegans Wake


Compositeur sans connaissances techniques nécessaires a priori. Un peu à côté de l’érudition, de la technique.

Lié à des mouvements d’artistes : danse, peinture… plus varié que Perret, car au cœur d’un réseau. Vie New Yorkaise mais internationale. Touche-à-tout.


Solos for voices (1970) : un recueil en deux volumes de pièces pour chanteur, dédiée à Cathy Berberian et Simone Rist.

Chantés seul ou à plusieurs, ds n’importe quel ordre, plusieurs fois, le superposer à d’autres œuvres indeterminées (de JC). Chacun peut faire ce qu’il veut.

Cf avec MC : pas de répétitions préalables et même chose avec danseurs.

Citation de Sati (cf vexations de satie : 1ère musique répétitive, dure 72 heures) et Thoreau, hippy avant l’heure

  • répétition comme Warhol

Consignes  précises …

Voix solo, voix traitées avec moyens électroniques ou par moyens électroniques : traitement un peu préhistorique car années 70

Langues différentes : arménien, japonais, russe, italien, français, anglais, alld

Cf texte de Pierre Boulez « présence, absence, non sens » : texte mis en musique pas nécessairement compréhensible car sinon pas mis en musique : je peux faire ce que je veux du texte. Cf mottet du Moyen Age : chant grégorien découpé aux ciseaux, mise en charpie + texte en latin + cochonneries en vernaculaire…

Textes : satie + thoreau +schiller


Yi King : aléatoire complexe

Irrégularité du papier : notes posées selon l’irrégularité du papier

Cf chorégraphie de MC avec JC

Cf Mozart Zahlentafel=> Notentafel, menuet joué au dé


Partitions variées : classiques ou dessins, temps avec points, réglages électroniques, traits, calligrammes/ typographies variées (cf BD), mélanges de tt ça, coloriages


Réécriture de Schubert Etwas geschwindet



(IPR M Idray, 11 mars 2009)

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