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1ère L : la Première Guerre Mondiale autrement…

par Juliette 2 Mars 2009, 14:14 travail

  

1ère L : la Première Guerre Mondiale autrement…

  • A lire :

-Le grand troupeau, Jean Giono, 1931, en poche chez Folio.

Résumé : Il n'y a pas que sur les champs de bataille que sévit la Grande Guerre. Sur les collines aussi, dans cette paix apparente faite de soleil et de campagne, on pille l'existence des familles qui attendent un fils, un mari, un père. On réquisitionne les troupeaux, on fait mourir les bêtes dans de trop longs voyages, on se désespère de ces vies qui ont été retirées, cette chair qui emplissait les champs et les prairies. Julia se languit de son mari Joseph, Madeleine de son amant Olivier. Les deux hommes livrent des batailles qu'ils ne comprennent jamais, marchent de place en place, aveuglément, et regardent leurs camarades tomber autour d'eux. Les deux femmes poursuivent seules leur existence de labeur, guettent chaque jour le courrier venu du front et lancent un regard amer à la place vide du lit à côté d'elles. Nos hommes, ils ne reviendront donc jamais ?

-Un long dimanche de fiançailles, Sébastien Japrisot, 1991, en poche chez Folio.

Résumé : Hiver 1917. Cinq hommes avancent dans le secteur Bingo Crépuscule. Un no man's land de neige souillée, entre les tranchées. Ils ont les bras liés dans le dos, il fait nuit, il fait froid et ils vont au-devant de la mort. Condamnés par l'imbécillité martiale des temps de guerre, précipités sans défense sous le feu ennemi, cinq hommes qui durant une nuit et un jour vont tenter de survivre. Parmi eux, le Bleuet, vingt ans à peine. Plus tard, la paix enfin revenue, Mathilde veut connaître la vérité. Elle aimait le Bleuet et va tout faire pour le retrouver. Vivant ou mort, qu'importe. Elle y sacrifiera sa jeunesse tout au long des années folles qui ont couvert la boucherie mondiale d'un voile trompeur.

-Les champs d’honneur, Jean Rouaud, 1990, aux Editions de Minuit.

Résumé : Ce roman simple, savoureux, tendre et plein de délicatesse, raconte l'histoire d'une famille du pays nantais à travers trois de ses membres, disparus à quelques semaines d'intervalle : le grand-père maternel, la 'petite tante' institutrice, et le père au début de la quarantaine. Par petites touches, le narrateur remonte jusqu'à la Première Guerre mondiale qu'il évoque avec une intensité douloureuse.

-Paroles de Poilus, lettres et carnets du front, Librio.

  • A voir :

-La vie et rien d’autre de Bertrand Tavernier (1989) avec Sabine Azéma et Philippe Noiret.

Résumé : 1920, la Première Guerre mondiale est achevée depuis deux ans. La France panse ses plaies et se remet au travail. Dans ce climat, deux jeunes femmes d'origines sociales très différentes poursuivent le même but, retrouver l'homme qu'elles aiment et qui a disparu dans la tourmente. Leur enquête les conduit à la même source d'information, le commandant Dellaplane. Du 6 au 10 novembre 1920, Irène, Alice, le commandant se croisent, s'affrontent….

-Capitaine Conan de Bertrand Tavernier (1996) avec Philippe Torreton, Claude Rich, Samuel Le Bihan.

Résumé : Le capitaine Conan est un guerrier au sens plein du terme : non seulement il se bat d'une manière exceptionnelle mais le fait de vivre en guerre le fait vivre intensément. Les Balkans, jusqu'en septembre 1918 sont l'un des théâtres de la guerre des tranchées. À la tête d'une cinquantaine de soldats héroïques, sortis pour la plupart des prisons militaires, Conan bataille à la manière des Sioux et fait trembler les secteurs ennemis. Avec ses "nettoyeurs de tranchées", c'est au couteau qu'il y va. Conan méprise l'armée régulière et les officiers d'active, ceux qu'il appelle des "soldats", alors qu'il se considère, lui, comme un "guerrier". Il n'a d'estime que pour De Scève, noble ayant tourné le dos à ses privilèges pour s'engager dans l'infanterie, et d'amitié que pour Norbert, jeune licencié en Lettres, dont il apprécie la droiture et la morale. L'armistice est signé en France, mais seule l'armée d'Orient n'est pas démobilisée, puisqu'elle doit faire face aux bolcheviks de Russie. Elle reste en état de guerre. Casernés dans Bucarest, en pays allié, les soldats sèment le désordre allant jusqu'au pillage et au meurtre…

-La chambre des officiers de François Dupeyron (2001) avec Denis Podalydès, Sabine Azéma, André Dussolier.

Résumé : Au début du mois d'août 1914, Adrien, un jeune et séduisant lieutenant, part en reconnaissance à cheval. Un obus éclate et lui arrache le bas du visage. La guerre, c'est à l'hôpital militaire du Val-de-Grâce qu'il la passe, dans la chambre des officiers. Une pièce à part réservée aux gradés atrocement défigurés par leurs blessures. Un antre de la douleur où chacun se voit dans le regard de l'autre. Cinq ans entre parenthèses à nouer des amitiés irréductibles avec ses compagnons d'infortune. Cinq ans de "reconstruction" pour se préparer à l'avenir, à la vie.

-Un long dimanche de fiançailles de Jean-Pierre Jeunet (2004) avec Audrey Tautou et Gaspard Ulliel.

Résumé : Dans les tranchées de la Somme, pendant la Première Guerre mondiale, cinq soldats sont accusés de s'être auto-mutilés pour échapper à leur devoir. Condamnés à mort par une cour martiale, ils sont conduits jusqu'à un avant-poste nommé « Bingo crépuscule » et abandonnés à leur sort dans le No man's land qui sépare les deux camps. Parmi eux figure Manech, le fiancé de l'héroïne du film, une jeune boiteuse romantique prénommée Mathilde qui ne croit pas au décès de son amoureux. S'il était mort, elle le saurait. Forte de cette intuition, Mathilde mène son enquête et recueille peu à peu les indices qui vont l’amener à découvrir ce qui s’est passé ce jour-là à « Bingo crépuscule »...

-Joyeux Noel de Christian Carion (2005) avec Guillaume Canet, Diane Kruger, Danny Boon.

Résumé : Pendant l'été de 1914, la Première Guerre mondiale éclate, entraînant des millions d'êtres humains dans son tourbillon. Le temps passant, la neige s'installe, Noël arrive avec son cortège de cadeaux venant des familles et des états-majors. Mais la surprise ne vient pas des nombreux et généreux colis arrivant dans les tranchées françaises, allemandes ou écossaises. Car c'est l'impensable qui se produit : pour quelques instants, on va poser le fusil pour aller, une bougie à la main, voir celui d'en face, pourtant décrit depuis des lustres, à l'école aussi bien qu'à la caserne, comme un monstre sanguinaire…Une histoire réelle oubliée de l'Histoire elle même.



  • A consulter :

-Un site très complet consacré aux gueules cassées : www.bium.univ-paris5.fr/1418/gener2.swf


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