Bien sûr, il y a eu la caravane de Rosetta... et la baraque à Fish and chips de Ken Loach, voire la baraqu'à-frites des Ch'tis... Mais ces caravanes européennes n'arrivent pas à la cheville des
mobile homes américains. Oubliez les grands baraques de Wisteria Lane ou les apparts côte Est des séries médicales: bienvenue chez les losers! Pas ceux qui gagnent à la fin, comme les Etatsuniens
nous y avaient habitué, non, les vrais perdants qui souffrent, suent, sont minables, font souffrir leurs proches, les perdent souvent. Bref, les Etats-Unis sont peuplés d'êtres humains. Et ces
hommes et femmes vivent dans des mobile homes, au fond de sorte de camping qui ressemblent étrangement à des bidonvilles.
Dans Volt, le mobile home est sous le soleil, il reste luxueux pour le chien et pas trop crade pour la mémé aux hamsters: c'est normal, c'est pour les enfants. Il en va autrement dans quelques
films qui m'ont particulièrement marqués dans les, disons, trois dernières années (je vais peu au cinéma). Un mobile home minable où pendent deux chemises d'hommes ensanglantées et une carte
postale de la montagne des dos cassés (je sais, ça le fait moins en français, always said that undubded version was better!). Un bus 142 qui fait office de mobile home pour un étudiant brillant
en mal d'espace sauvage (encore du traduit!). Deux mères déboussolées qui font passeurs de clandestins pour acheter un nouveau mobile home à un dénommé... Versailles. Et maintenant, un catcheur
minable qui arrive à peine à payer sa location. La crise mine les Etats-Unis, surtout la crise immobilière et le petit peuple des caissières à temps partiel, des manutentionnaires sourds ou des
vachers en rupture permanente de contrats, rame pour survivre, sans espérer quoique ce soit de meilleur pour ses enfants.
Yes, he can mais il y a du boulot!!!
reltserwWehT, reviR nezorF, dliW eht otnI, niatnuoM kcabekorB ed terces eL

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