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TermSpé: Schuiten

par Camille 2 Janvier 2010, 14:58 architecture

Titre: La route d’Armilia (Les cités obscures)

Auteur: François Schuiten (scénariste: Peeters)

Année de parution: avril 1988

Éditeur: Casterman

 

Adresse web: http://www.urbicande.be/

 

 

court résumé:

La route d'Armilia raconte le voyage de deux enfants en dirigeable, de Mylos à Armilia. Le jeune Ferdinand doit apporter au professeur Pym, dans le Grand Nord, la formule capable de remettre en route les rouages du temps. Le long voyage des deux enfants leur fait affronter les périls les plus divers et leur permet de survoler des villes comme BRÜSEL, Genova ou Kobenhavn.

Mais sommes-nous bien sûrs que ce voyage se déroule réellement ? Ne serait-ce pas plutôt à l'intérieur d'une usine de Mylos que Ferdinand, lecteur passionné de livres interdits, a rêvé toute cette histoire ?

(une histoire semblable a celles de Jules verne, dont Schuiten s’inspire fortement d’ailleurs).

 

(Je ne me suis pas arrêtée seulement à La route d’Armilia, mais j’ai pris en compte toutes ses bandes dessinées).

 

J’ai pu remarquer que Schuiten était obsédé par larchitecture, la plupart des pages étant consacrées entièrement à la représentation de la ville. Chaque cité est dépeinte dans un style architectural précis tiré de la réalité: la psychologie des personnages et le récit en sont même fortement influencés. (Par exemple il sinspire beaucoup de lart nouveau et en particulier de Victor Horta).

Également la cité Brüsel semble constituer une sorte de double de Bruxelles. Lors du vingtième anniversaire de l'Indépendance, la ville décide de lancer la construction du plus vaste édifice du Continent obscur: le palais des trois pouvoirs. Celui-ci reprend des lieux déjà existants (ex: le palais de justice a Bruxelles, le métro arts et métiers à Paris . . .)

 

 

 

J’ai pu lire lors de mes recherches que Schuitten était fortement influencé par l’architecture moderne: les buildings. Dans ses bandes dessinées les immeubles s’élancesnt vers le ciel (gratte-ciels), les villes sont comme des puits, infinies où on ne voit pas le sol. Cependant, j’ai pu voir dans la route d’Armilia une ville d’inspiration médiévale. Et aussi une ville dont la verdure a repris le dessus et occupe intérieur comme extérieur les habitations de celle-ci.

 

 

Dans la futur ville de Schuiten tout est automatiser, les machines sont omniprésentes. Dans l’une de ses bandes dessinées, on parle de «lère des grands travaux»: Le recouvrement de la Senne, la démolition des bas-quartiers et leurs remplacements par des gratte-ciels, l'abandon des tramways au profit de lignes ferroviaires aériennes se croisant à toutes les altitudes et souterraines ainsi que l'installation d'un gigantesque orduroduc constituent des mesures de première nécessité. Pour éviter tout gaspillage, les autorités mettent en oeuvre tous ces projets de manière simultanée, et édifient en même temps les plus hauts gratte-ciels du Continent (semblables à la tour de Babel, dont une de ses BD porte d‘ailleurs le nom de La tour).

 

 

Également présentée dans La route d’Armilia, la ville de Mylos, qui est elle aussi inspireée de la réalité. Un propriétaire d'une vaste entreprise métallurgique, proposa à d’autres dirigeants de Fabriques le principe du Consortium Industriel Unique. Imposant la mise en commun des ressources énergétiques et l'indéfectible solidarité patronale. Entièrement placée sous le signe du labeur la vie à Mylos est d'une extrême dureté. L'âcreté des fumées, le niveau sonore des machines, l'intensité des cadences, le travail des enfants et la séparation rigoureuse des sexes en font une ville cauchemardesque (semblable aux camps de concentrations).

 

 

 

 

 

L'idée des débuts était quant à elle très architecturale, très urbaine. Ce rapport à la ville, tu le vis toujours aussi fort ? Tu restes un urbaniste ?

Schuiten : Oui, ça me colle au "derrière". Manifestement, je le mérite ! Je n'arrive pas en m'en défaire. Malgré l'effort.

 

Tu t'es investi dans l'urbanisme, il faut dire.

Schuiten : Oui, bien sûr. Et je continue. Je mène des projets qui appartiennent effectivement à une démarche urbaine où la ville et les citoyens peuvent se retrouver. C'est une façon d'être actif à son échelle. Le problème de notre société, c'est qu'on a l'impression que la "déresponsabilisation" règne à tous les étages, si bien qu'il faut responsabiliser à d'autres niveaux, d'autres échelles.

 

http://www.bdparadisio.com/dossiers/schuiten/schuiten2.htm

 

Sans grand rapport avec la ville dans la BD passez voir ce site très sympa dont l‘architecte n‘est autre que le frère de François Schuiten dont il semble s‘être inspiré l‘un de l‘autre, Luc Schuiten:

http://citevegetale.net/10.html

 

 

 

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