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La ville chez Enki Bilal

par Camille 13 Mars 2011, 09:51 travail

Titre: le sommeil du monstre

Auteur: Enki Bilal

 

 

http://www.almanart.com/IMG/Image/permanentes/bilal_Sommeil-du-Monstre_p56_07_desbois.jpg

 

 

   Court résumé:

 Enki Bilal s'inspire directement de l'éclatement de la Yougoslavie et de la violence qu'il y a eu dans les années 1990, d'où il est originaire.

 L'histoire se déroule en 2026, dans un contexte de mondialisation est de terrorisme orchestré par l'Obscurantist Order, mouvement monothéiste radical qui souaite éliminer toute science et tout savoir, qui emploi des téchnologies de doublures robotiques et des mouchards miniatures divers dirigés par les "numéros premiers", dont le docteur Optus Warhol, un artiste du mal et scientifique fou qui duplique les humains.

 C'est une histoire à trois voix. Celles de Nike, Leyla et Amir, orphelins qui partagèrent le même berceau dans un hopital bombardé de Sarajevo. Nike Hatzfeld, le personnage principal, a une émoire phénoménale et se souvient jusqu'a ces premiers jours auprès de Leyla et d'Amir. Il a juré dés ce jour de les protéger et souhaite les retrouver.

 


http://www.geraldguyomard.com/canoma/models/monstre-big.jpg

 

  La place de la ville dans cette BD:

 

  « L'architecture, c'est d'abord du dessin. Mais la bande dessinée, ce n'est pas que de l'architecture ». Voilà, en substance, les termes formulée par les auteurs de BD. Une équation qui n'a pas changé depuis un siècle, c'est-à-dire depuis la naissance de la métropole moderne et l'essor du « 9ème art ». Ce n'est pas un hasard si bon nombre d'auteurs actuels citent le New-Yorkais Winsor McCay comme une référence absolue. Dès les années 1900, son personnage de Little Nemo escalade les gratte-ciel de Manhattan. On trouve aussi déjà chez lui une interrogation sur la place de l'homme et du vivant dans la ville. Cette interrogation traverse toute la bande dessinée et prend des formes différentes, selon les auteurs et les époques.

  Enki Bilal lui est un homme des villes. Et Paris, où il vit et travaille, occupe une place particulière. Il quitte Belgrade à l'âge de 10 ans pour s'installer en France. De ce voyage en train qui dure deux jours, il ne lui reste qu'"un trou noir". Mais il se souvient très bien d'être monté au sommet de la tour Eiffel avec son père dés le lendemain de son arrivée. « Mon imaginaire aérien de la ville, avec des taxis volants et des piétons en hauteur, vient de là. Pour citer  Baudelaire, j'aime m'élever au-dessus des "miasmes morbides". »

  C'est cette ville rétro-futuriste, qu’il a choisi de mettre en avant. Paris, mais aussi New York, Moscou ou Sarajevo deviennent des fictions urbaines. Bilal fait des repérages, prend des photos et accumule de la documentation. Mais ne retrouve plus rien au moment de se mettre à sa table de dessin. "Tant mieux, je réinvente une architecture et un paysage à partir de ma mémoire visuelle, auditive et même olfactive."  Il a entamé le cycle du 'Monstre' pendant la guerre en ex-Yougoslavie dans un état presque dépressif, comme "un cri de douleur". Il donne une vision sombre et pessimiste de la ville. "Je ne dessine pas des cités rutilantes mais, justement, leur patine fait leur beauté." Chez Bilal, la ville est le lieu de la mémoire des hommes. Territoire politique et idéologique, elle est aussi là où s'exprime la violence de l'Histoire. "J’imagine un futur proche où des terroristes s'en prennent aux symboles de l'Occident."

  Dans le sommeil du monstre plusieurs pages ont une représentation de la ville. Chaque ville est dépeinte comme elle est précisément dans la réalité, à quelques détailles près : elle est sombre et inquiétante. (Par exemple Paris et sa tour Eiffel, celle-ci donne une impression de non-vie, un lieu obscur et déshumanisé)

  

http://a6.sphotos.ak.fbcdn.net/hphotos-ak-snc6/199999_2012522315394_1313857543_2458172_4438474_n.jpg

 


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