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Retour aux sources traditionnelles de l'art de la danse...

par Maréva 25 Avril 2009, 14:22 Les élèves ont aimé... ou pas!

Nous avons abordé, récemment « les Ballets Russes avec les génies précurseurs Diaghilev et Nijinsky (entre autres), où l’expression et l’émotion l’emportent sur la représentation, créant l’unité harmonieuse des 3 éléments (musique, danse et art plastique.). Les danses traditionnelles du Laos et du Cambodge entremêlent aussi ces trois points.

Le 18 avril 2009, a eu lieu d’ailleurs la cérémonie du Nouvel An (pour eux, c’est l’année 2552) ; l’occasion pour ces communautés exilées de retourner aux sources, aux origines, et de conserver les traditions grâce à la musique, au chant et à la danse.


L'orgue à bouche khène est l'instrument le plus représentatif de la population lao. Il est considéré comme un trait d'union entre les génies et les hommes. Il comporte seize tuyaux de bambou disposés en deux rangées parallèles. L'instrumentiste tient le khène avec ses mains en position de prière, les doigts de chaque main obturant et libérant les petites ouvertures pratiquées sur chaque tuyau.
Sa fabrication est artisanale et demande un long apprentissage, devant respecter un certain nombre de règles transmises de génération en génération. Le bambou qui est utilisé est d'une espèce spéciale, proche du roseau. Il faut rassembler sept à huit paires de tiges d'une longueur variant de 80 cm à 2 m et qui sont évidées de bout en bout. Plus un khène est long, plus son ton est bas. Des languettes en métal, les anches libres, sont placées à l'intérieur de chaque tige de manière à ne pas obturer complètement le tuyau et des trous d'admission et d'expulsion d'air sont percés. Cette phase de fabrication est la plus délicate puisqu'elle conditionne l'exactitude des notes. 
Le khène est joué dans la musique traditionnelle laotienne et dans la pop actuelle.

Le lam est une forme de chant alterné, un chant de cour d'amour, accompagné au khène solo ou par un orchestre. Les poèmes sont souvent chantés de mémoire, mais les meilleurs chanteurs sont capables d'improviser tout en chantant. Le lam est interprété lors d'occasions spéciales, naissance, décès, mariage, fêtes religieuses prescrites par le calendrier bouddhique ou tout simplement pour le divertissement. Chaque région a son propre style de lam dont les règles et formules se transmettent oralement de génération en génération.

La danse classique laotienne, où se mêlent harmonieusement les mouvements millénaires, est un art traditionnel, un rite sacré qui réclament une infinie patience. Les danses (sculptées sur les murs des anciens temples) s'inspirent souvent de la nature.
Composé d'un khène et de grands xylophones en bois et lamelles de bambous, l'orchestre joue indéfiniment une mélodie jusqu'à ce qu'une jeune fille maquillée de blanc, aux lèvres rouges et aux yeux soulignés de noir, se dresse, étende les bras, déplie les doigts selon une des 68 postures au nom poétique qui s'enchaînent avec grâce. Priorité est donnée à l'arabesque, au détail ornemental, au regard où les yeux expriment aussi les émotions.
Les gestes s'enroulent comme les flammes et les lianes. Ils obéissent à un rituel fixé depuis des siècles. Rien n'est laissé à la libre interprétation. Les costumes faits de soie sont magnifiques pour recréer la somptuosité des vêtements princiers. Les danseurs doivent être dignes d'incarner les dieux. Les cérémonies comportent des danses pour le Pimaï (nouvel an), ou par rapport à la nature, pour implorer la pluie et la fécondité du sol.
La plus populaire qui caractérise la tradition laotienne est le "Lam vong" ou danse en rond. Les hommes et les femmes évoluent face à face et forment un cercle autour de la piste. Les mains seules bougent, tandis que l'on marque le rythme d'un pied sur l'autre.


Comme au Cambodge, les artistes (chanteurs, danseurs, sculpteurs, musiciens des temples et architectes…) assimilés à la religion bouddhiste, ont péri dans les camps de travail, après la chute du Régime Monarchique et là l'avènement des Khmers Rouges. Les plus chanceux ont choisi l’exil. Mais au Cambodge par exemple,  90 % des danseuses ont disparu pendant le génocide perpétré par les Khmers rouges.

 

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commentaires

AP 26/04/2009 11:30

Maintenant, il faut que tu mettes des photos et vidéos! ;~)

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