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Sombrero, Découflé

par Théo 11 Octobre 2007, 06:56 sorties Hida

À la vue du nom de Decouflé, tout le monde (et moi le premier) s’est précipité sur les guichets et toutes les places se sont vendues en quelques jours (certes moins bien que le dernier record des Spice Girls, 40 secondes).

Malheureusement, la qualité n’était pas à la hauteur de l’attente. Philippe Decouflé nous avait fait rêvé lors de la cérémonie d’ouverture des J-O d’Albertville en 1992, il avait su créer un univers poétique grâce à une scénographie originale qui n’a pas encore trouvé son égal dans d’autres cérémonies. Certains de ses ballets sont restés célèbres pour leurs qualités chorégraphiques et de mise en scène faisant appel à la technologie.  Le livret de Sombrero nous tient dans cette perspective : « Embarquement immédiat avec le Méliès de la danse pour un Mexique fantaisiste peuplé de héros et de mirages ».

Que s’est-il alors passé ?

Deux comédiens accompagnés de leur ombre (incarnée) font irruption dans la salle pour nous tenir un discours léger sur le voyage que nous nous préparons  à entreprendre. On comprend vite que le spectacle tournera autour d’un jeu de mot facile : dans sombrero, on entend ombre et héro. D’accord ça peut le faire, des fils psychologiques et philosophiques sont tirés, et ils seront plus ou moins tenus mais le problème reste le rapport avec le Mexique évoqué.

S’ensuit une démonstration époustouflante de techniques qui nous perd : les ombres se détachent des danseurs, on ne sait plus qui danse, les caméras sont-elles sur le plateau ? est-ce préenregistré ? l’illusion est parfaite, mais la chorégraphie ne suit pas du tout ce qui casse l’ensemble du spectacle. C’est la danse qui manque, non pas les danseurs mais la danse.

Rendez-nous Decouflé !

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