Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Maaria Wiikkala, Vietato lo sbarco

par Léna 4 Mars 2016, 15:15

Maaria Wiikkala, Vietato lo sbarco

L’installation de l’artiste Maaria Wirkkala nommée « Vietato lo sbarco » est un bateau sur mer de verre, présentée à la Biennale de Venise. Cette œuvre a pour thème la mémoire et l’exil, et plus précisément l’immigration. Elle concerne l’histoire de Venise,sa vulnérabilité, le bateau est d’ailleurs un bateau vénitien traditionnel. L’artiste exprime l’ailleurs grâce à ce bateau suggérant le voyage et par conséquent l’ailleurs (aboutissement), et grâce à cette mer de verres, de déchets. En effet ces migrants, par leur voyage, sont en quête d’un ailleurs plus beau, où ils vivront dans de meilleures conditions. L’exil donc dans l’art contemporain. Cette œuvre veut révéler le fossé entre le rêve et la réalité pour ces personnes. Le titre « débarquement interdit» se reporte à la contradiction existant entre la société aisée du Nord, qui se dit soit disant ouverte, et la réalité des immigrés, leurs difficultés. On pourrait alors voir la retranscription du périple et des difficultés de ces migrants par ce bateau, qui, étant alors dans une mer de verre, ne peut avancer et naviguer jusqu'à destination; de plus cette barque est remplie d'eau venant renforcer cette idée. C’est un sujet toujours d’actualité puisqu’il y a encore maintenant de nombreux débarquements de clandestins, un chiffre loin d’être en baisse.
Ce bateau rappelle également la mer. On pourrait voir à cette œuvre un tout autre sens. Cette barque, sur une mer de déchets, pourrait nous rappeler le problème de la pollution. En effet, les océans et les mers sont très pollués par des millions de tonnes de déchets, jonchant fonds marins mais aussi la surface. Une ile de 3 ,5 millions de tonnes de déchet flottent sur l’océan pacifique, un sujet alors préoccupant. On pourrait donc voir à travers cette œuvre un message d’ alerte, un appel à la protection de notre planète.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

commentaires

Haut de page