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L'île aux musées de Berlin

par Eve, Clémence G. et Marine 15 Novembre 2013, 08:39

L'île aux musées de Berlin

L’île aux musées est située sur la « Spree », elle est localisée entre la « Friedrichstrasse » et la « Oranienburgerstrasse». Elle est composée de plusieurs musées nommés : le musée de Bode qui présente l’art byzantin, le musée de Pergame qui expose des collections de l’Antiquité et du proche Orient, l'Altes Museum qui s’est spécialisé dans la collection artistique de la famille royale de Prusse et aussi dans l’Antiquité grecque et romaine, puis le Neues Museum qui présente des œuvres de l’antiquité de la préhistoire ainsi que de la protohistoire et des collections Egyptiennes provenant de l’Ägyptisches Museum où nous pouvons retrouver le célèbre buste de la reine égyptienne Néfertiti, épouse d'Akhénaton. Cette île possède aussi l'Altes National galerie qui a rassemblé les œuvres de la période Biedermeier, de l'impressionnisme français et récemment du XXe siècle. Pour finir, sur celle île aux musées, les musées le Berliner Dom et le Lustgarten sont moins imposants que les autres.

Le Neues Museum également nommé « le nouveau musée », à son origine a été imaginé et réalisé par l’architecte prussien Friedrich August Stüler, il a été restauré par David Chipperfield. Le musée est partiellement détruit au cours des bombardements de la Seconde Guerre mondiale. Dans certaines pièces, seuls les murs porteurs persistaient, il fallut reconstruire l’intégralité de la superficie. Les matériaux utilisés pour cette architecture sont principalement des matériaux nobles : de la pierre, du marbre, de la faïence, de la mosaïque, du verre, de l’acier, et du bois. La façade classique du bâtiment, est constituée de colonnes doriques qui supportent l’avancée de celle-ci. Sur cette avancée, la structure est scindée en trois. La partie centrale de l’édifice, est organisée comme une tour, son toit est formé d’un fronton à son sommet, et six baies vitrées sont alignées trois par trois séparées par un balcon et par une ligne transversale horizontale qui s’étend sur la longueur de la façade. Sur les côtés de cette tour sont disposées en ligne, une multitude de fenêtres, de taille plus réduite sur le haut que sur le bas, à l’image également de la largeur de l’étage. A droite, la structure est à nouveau en saillie, à son sommet une fresque dévoile des sculptures en relief, alors qu’à gauche les structures qui constituent la saillie sont encastrées dans des rectangles. La façade articulée de façon relativement symétrique, transcrit un désir de conserver une esthétique et par conséquent, de montrer le pittoresque de cet édifice. A l’intérieur, la restauration a été partielle, David Chipperfield a voulu respecter les décombres et les ruines des bâtiments qui persistent encore, dont la peinture écaillée, les éclats de balles, les voûtes à moitié dissoutes, les fresques et les sculptures dégradées ; afin de conserver l’histoire et la mémoire des bâtiments, et de préserver son charme et son esthétique multiculturaliste. Certaines pièces sont édifiées à la manière de temple égyptien, avec ses colonnes typiques et ses mosaïques bariolées, alors que d’autres s’inscrivent dans un style plus byzantin avec des voûtes et des colonnes, avec une alternance binaire des tons orange et blanc ; certaines encore font penser au néoclassicisme grec avec ses statues antiques, ses fresques et ses colonnes ioniques dans des tons ocres. L’architecte a néanmoins modifié intégralement certaines pièces comme l’escalier par exemple, qu’il réalise dans un style plus moderniste. Il a su recréer un espace conforme et authentique à celui conçu selon August Stüler, tout en conservant l’idée d’un passé en perpétuel changement et perpétuelle restauration.

David Chipperfield a souhaité conservé les matériaux d’origine pour la symbolique de la mémoire. Ainsi, en laissant la dégradation présente dans le bâtiment les visiteurs peuvent se projeter dans le passé du musée et donc de la ville elle-même durant cette deuxième guerre mondiale. Les architectes ont donc souhaité conserver les vestiges du passé pour ne pas laisser souvenirs à l’abandon et s’effacer avec la suite de l’histoire de Berlin. Dans chaque musée le public peut grâce aux architectes sélectionnés retrouver une part du passé de Berlin même, sous différents aspects.

L'île aux musées de Berlin
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