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Deux artistes pour une même commémoration.

par Lou Ann 10 Novembre 2013, 16:43

Deux artistes pour une même commémoration.

Sasha Waltz :

Par sa chorégraphie de danse, dans son spectacle NOBODY, l'artiste ressuscite la communauté juive par beaucoup d’éléments et de références aux déportations durant la seconde guerre mondiale sous le régime Nazi. Encore aujourd'hui, Sasha veut que la mémoire persiste, même des années après. La musique utilisée dans son spectacle ressemble étrangement aux bruit de trains , qui est un moyen de transporter la population juive pendant les déportations. Dans la chorégraphie, certains éléments ressortent, comme notamment la peur de l'arrestation d'un groupe qui court sur toute la scène ou encore la maltraitance des juifs par des gestes et des cris. La nudité est très présente dans sa chorégraphie ce qui crée un lien avec les juifs privés de tous vêtements ou objets personnels. Et bien sûr la mort et la souffrance : une scène nous dévoile un groupe levant l'un d'entre eux et l'emmenant sur toute la superficie de la scène, comme une cérémonie justement...

A droite, voici l'un d'un extrait du spectacle de Sasha Waltz, qui représenterait la capture d'une femme juive dans une foule fuyante.

Shimon Attie :

L'artiste Shimon Attie veut montrer à la population berlinoise que les Juifs restent présents, et qu’on ne les oublie pas. Ils sont peut être morts physiquement mais l'artiste nous démontre le contraire : ils ne le sont pas véritablement, leurs esprits sont toujours là, dans les murs quelque part. Ils restent dans la mémoire de la ville et dans leurs appartements revendus à l'époque. Attie, dès les années 1991 projette des images des années 30 dans les anciens quartiers juifs. On parle de fantômes surgissant en pleine nuit et venant hanter les Allemands, et perpétuer leurs mémoire en toute illégalité. En effet l’artiste projette ses photos en voiture une fraction de seconde ce qui choque les habitants ou passants… Mais pour Shimon, il faut choquer et garder ses souvenirs atroces pour ne plus recommencer les même erreurs. On voit en effet encore à cette époque qu'il y a énormément d’antisémites qui se révoltent contre les réalisations de cet artiste. Deux temps se superposent, celui d’un ancien temps en noir et blanc et d’un renouveau en couleur. D'un passé que l'on veut oublier et d'un présent qui se construit avec, et en dépit de ce passé.

Il s’inspire d’ailleurs Ernest Pignon Ernest, qui lui reconstitue le passé sur des photos du présent, sur les mêmes lieux, il rassemble ses deux photos en une.

Dans un vieux batiment de la guerre a droite, un fantôme, un homme juif travaille tranquillement dans son ancienne habitation. Le contraste est marqué avec le bâtiment moderne qui est situé à droite.

Dans un vieux batiment de la guerre a droite, un fantôme, un homme juif travaille tranquillement dans son ancienne habitation. Le contraste est marqué avec le bâtiment moderne qui est situé à droite.

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