Des héritiers de Schwitters...
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HISTART
Blog des Histoire des Arts (Hida)
du lycée public Charles Baudelaire de Cran-Gevrier (74)
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Des héritiers de Schwitters...
Le travail de deux photographes Favret et Manez sur les mémoriaux de Berlin, en 2009: Denkmal, Mahnmal, Ehrenmal
“Dans l’idée de Denkmal prévaut la notion de souvenir, un mémorial qui rappelle. Dans
Mahnmal prévaut la notion de mahren, rappeler mais dans le sens de prévenir, prévenir les
générations actuelles et futures. Un Ehrenmal fonctionne à l’inverse d’un Mahnmal, il rappelle
un évènement considéré comme glorieux, il rend honneur.”
http://www.documentsdartistes.org/artistes/favret-manez/repro10-2.html
Intéressante analyse du musée Juif de Liebeskind
Il y avait une belle expo à la Cité de l'architecture de Chaillot (cf vidéo qui balaie bien le thème)
http://www.citedeleconomie.fr/Les-hotels-particuliers-parisiens
Etrangement, deux musées consacrés aux arts décoratifs du XIIIème mais dans des hôtels du XXème et du XIXème...
Le musée des arts Décoratifs Nissim de Camondo
http://www.lesartsdecoratifs.fr/francais/nissim-de-camondo/
Le musée Jacquemart-André
www.musee-jacquemart-andre.com/
Les hôtels particuliers à Paris (et grand Paris)
St Germain en Laye: http://www.ot-saintgermainenlaye.fr/art-et-culture/monuments/hotels-particuliers/
Les hôtels particuliers en région (ces sites doivent être considérés comme des débuts de recherche, une fois que vous avez le nom d'un hôtel, les choses sérieuses commencent... et là, pas de wikipédia!)
la Bretagne: http://patrimoine.region-bretagne.fr/sdx/sribzh/main.xsp?execute=show_document&id=MERIMEEIA29000474
Aix-en-Provence: http://www.aixenprovencetourism.com/aix-hp-presentation.htm
Montpellier: voir office de tourisme
Nîmes: http://www.ot-nimes.fr/decouvrez/les-sites-a-visiter/les-hotels-particuliers.html
Grenoble: http://www.grenoble-tourisme.com/297-hotels-particuliers-maisons-anciennes.htm
Nantes: http://www.nantes44.com/hotelville.htm
Bordeaux: http://www.artemisia.no/arc/historisk/bordeaux/francais/fr.1600.html
Strasbourg: http://www.musees.strasbourg.eu/index.php?page=le-palais-rohan
Esquissée et pensée dès 1773, modifiée et perfectionnée jusqu’à la fin de sa vie en 1806, la ville idéale de Chaux aura toujours été le rêve secret d’un architecte et urbaniste français : Claude-Nicolas Ledoux. Cette ville idéale mais fictive, située autour de la saline d’Arc-et-Senans (usine imaginée par ce même architecte quelques années auparavant à la demande du roi Louis XV), se trouvant à la campagne entre la rivière Loue et la forêt de Chaux, était symbole de perfection pour Ledoux puisque celle-ci comportait un centre elliptique (symbole même de cette perfection).
Pour certains de ces bâtiments, Ledoux va employer une sorte d'architecture parlante et utopiste : la forme du bâtiment exprimant alors sa fonction. Il va décider d’intégrer ses bâtiments au mieux dans la nature et dans le paysage. Ledoux concevra alors nombre de bâtiments et infrastructures sur ce modèle dont le Pont sur la Loue, se situant aux abords de sa ville imaginaire de Chaux. Ce pont reflète cette volonté de la part de l’artiste à intégrer son bâtiment dans l’environnement. En effet, pourquoi ne pas faire flotter un pont sur l’eau plutôt que de le poser au fond de l’eau ; c’est du moins ce que veut nous exposer Ledoux (Il s’adapte à la nature et non le contraire bien que les embarcations soient purement décoratives et que le pont soit ancré dans le sol).
Ce pont fut imaginé par Ledoux afin de franchir la rivière Loue, actuelle limite des départements français du Doubs et du Jura (Franche-Comté). Celui-ci le plaça à un endroit bien précis puisqu’il s’agissait alors de prolonger l’axe principal de la ville qui passait en son centre par la porte de la saline et la maison du directeur, par le plus grand diamètre de l’ellipse centrale. La rivière était alors le principal obstacle à cette route rectiligne de plusieurs kilomètres symbole ici encore de perfection aux yeux de l’urbaniste.
Claude-Nicolas Ledoux développe alors un nouveau style s’inspirant des connaissances et de l’art de l’Antiquité gréco-romaine : le néoclassicisme. Sur l’idée d’habiller les piles de ce pont de bateaux, il rejoint un de ses confrère urbaniste visionnaire du XVIIIème siècle : Etienne-Louis Boullée, qui prévoyait de construire un pont similaire sur la Seine, à Paris : le pont Louis XV (idée restée au stade de projet).
Désobéissant à toute raideur géométrique, à toute orthogonalité, ce pont composé de trois voûtes et de quatre piles semble voguer paisiblement sur la rivière. En effet, comme dit précédemment, Ledoux utilise une architecture dont la forme de l’édifice rappelle sa fonction. Pour cela, il pose le tablier de son pont sur quatre galères romaines semblant être destinées à la guerre (référence à l’Antiquité). En effet, on trouve un bélier à l’avant de chaque galère, quant aux personnes qui s’y trouve, ce sont des légionnaires romains qui portent les armes dont le casque de centurion (casque à crête) et le bouclier. On remarque aussi que les avirons sont sortis sur les côtés de chaque bateau, ainsi les hommes rament dans le sens inverse au courant pour maintenir le pont en place (Ledoux nous montre alors qu’il construit avec la nature et non contre celle-ci). L’avant des galères semble comporter une frise avec des triglyphes, les mats des embarcations sculptés en bas-reliefs sur les côtés du tablier du pont forment ses voûtes brisées : Ledoux habille le pont de sculptures en utilisant sa forme.
Ainsi, Ledoux souhaitait peut être à travers son œuvre intégrée à la nature (les navires de guerre se trouvant dans leur milieu aquatique) refouler les éventuels ennemis de sa ville idéale qu’il décrivait alors comme paisible. Les légionnaires romains veilleraient alors sur l’entrée de la cité de Chaux.
Comme la plupart des bâtiments imaginés par Ledoux et comme tous ceux de sa ville utopique de Chaux, ce pont en resta au stade de projet dont l’urbaniste publia les plans et esquisses dans un livre en 1804.
Cette hôtel particulier fut bâti dans le 9° arrondissement de Paris en 1778 par Claude-Nicolas Ledoux pour la veuve du très riche banquier genevois Thélusson. Avant sa destruction en 1826 il appartint à plusieurs propriétaires dont Napoléon Bonaparte et le tsar Alexandre 1er.
Ledoux construisit cet hôtel dans un environnement paysager qui ouvrait sur la rue par un immense portail en forme d'arc dorique qui rappelle les arcs antiques. Il inverse le plan classique : les visiteurs pénétraient par le jardin (la grande cour était placée à l'arrière) dans un passage circulaire. Tout comme le portail le jardin est inspiré de l'Antiquité ; il y a la mise en scène d'une importante grotte creusée au centre du terrain avec une fontaine. Cet hôtel est d'une grande simplicité géométrique : les masses sont de formes ovales, carrées, rectangulaires. Les ouvertures sont régulières et nombreuses, elles apportent un décor sur les façades de pierres. Il faut imaginer à l'intérieur des décors de stucs blancs et dorés. Le style classique est présent par la symétrie ; ce qui apporte de l'harmonie au bâtiment.
sources: Wikipédia, et vous
Le Pavillon des cercles se situe sur l’aire du Jura, à Arlay, qui est une aire d’autoroute. Il n'a jamais été réalisé du temps de Ledoux. Ce bâtiment, fidèle aux plans de Ledoux, a tout de même subi quelques arrangements comme, par exemple, l’ajout d’un bassin qui rappelle aux visiteurs que le Jura est un département de lacs. Afin que la structure soit facilement visible depuis l’autoroute, sa hauteur est de 14.5mètres.
Description visuelle: La structure est en partie réalisée en béton blanchi afin de se rapprocher au plus près de l'aspect de la pierre blanche. Mais il y a aussi du verre pour les fenêtres. Du bois est aussi utilisé pour les quatre ponts. La base de cette édifice est fondée sur deux tonneaux entrelacés. Le pavillon est formé de quatre façades arrondies remplies de cercles et il est entouré d’un grand bassin circulaire. Pour contraster, les ponts sont rectangulaires ainsi que les portes. Interprétation : On pourrait comparer la façade à un œil : la fenêtre représente la pupille et la partie en pierre représente l’iris. Cet « œil » a été conçu afin de permettre aux ouvriers de surveiller l’extérieur et d’éviter la contrebande de sel. On retrouve le mouvement classique dans les formes géométriques simples (ronds, rectangles) utilisées par Ledoux ainsi que par le peu de décoration.
Appelée aussi "barrière Saint Martin", la Rotonde de la Villette est un monument de Paris situé place de la Bataille-de-Stalingrad dans le 19e arrondissement. Elle fut construite avant la révolution (1784-1788), par l'architecte et urbaniste Claude Nicolas Ledoux, comme élément du mur des Fermiers généraux, et en constituait le bâtiment le plus imposant. Elle servait de bureaux pour récolter l'octroi, un impôt pour rentrer dans la ville de Paris, qui concernait les passants et les commerçants.
La Rotonde de la Villette, constituée de pierres blanches de taille, est un monument très imposant, conçu pour accueillir environ 40 bureaux.
Elle fut réalisée avec des figures simples qui rappellent l'Antiquité classique, notamment par son carré externe en croix grecque, son cylindre interne à puits zénithal, le tout en parfaite symétrie.
Le rez-de-chaussée, chaque façade est composée de huit piliers doriques courts et massifs surmontés d'un entablement et d'un front triangulaire surbaissé.
Pour ce qui est du cylindre central, celui-ci rappelle l'architecture italienne palladienne et pré-palladienne avec sa galerie formée d'arcs en plein cintre montés en tas de charge ainsi que les linteaux en serliennes sur 40 colonnes doriques.
L'architecture de cet édifice est typiquement inspirée du modèle antique de la Renaissance italienne.
L'Hôtel d'Hallwyll, fut constuit à la fin du XVII éme siècle et remanié par l'architecte et paysagiste Claude-Nicolas Ledoux, à la demande de Franz-Joseph d'Hallwyll colonel de la Garde de Suisse et son épouse Marie-Thérèse Demidorge. Il est situé dans le III ème arrondissement de Paris, dans le quartier du Marais.
C'est la seule construction privée parisienne de l'architecte. Ledoux dut réutiliser une partie des bâtiments déjà construits, l'hôtel possède dès lors un agencement très symétrique et sa façade rappelle tout particulièrement l'art de la Renaissance Italienne. Sur la facade de l'hôtel, deux colonnes doriques conduisent à un tympan ornée de Grâces, qui furent certainement l'oeuvre de Louis-Claude Vassé le célèbre sculpteur français. Derrière les portes cochères se trouvent une petite cour privée "à la romaine". Ledoux décora aussi l'intérieur de l'hôtel, mais il participa aussi à la conception du jardin. Il imagina un portique (qui évoque d'ailleurs un atrium antique) soutenu par dix colonnes doriques, surmonté d'une terrasse, sous les colonnades des bas-relief et des feuillages furent ouvragés. Au fond du jardin, deux urnes renversées déversant des torrents d'eau (référence à la Saline Royale d'Arc et Senans), encadrent une niche qui abritait autrefois une statue. À l'intérieur de l'hôtel, subsiste toujours le même aménagement datant de la première construction, de grands plafonds en poutre et un escalier d'honneur avec une rampe à motifs de balustres.
Au desus : Le théâtre de Besançon.
Le théâtre de Besançon construit entre l'automne 1778 et
l'été 1784 par Claude Joseph Alexandre Bertrand d'après les plans de Claude Nicolas Ledoux, ce bâtiment possède une architecture révolutionnaire. Le bâtiment fut constuit en pierre calcaire
bleutée et ocre. Ce nouveau théâtre pouvait contenir 2000 places réparties sur 36 rangs. Il sert de salle de spectacle, d'opéra, de théâtre mais aussi de concert c'est pour cela qu'il est aussi
appelé le Théâtre musical de Besançon. On dit aussi que ce Théâtre est formé en 'oeil réfléchissant'. Il est fait comme un théâtre à l'Italienne pour des conditions meilleures de visions et
acoustiques.
Pour l'extérieur Ledoux s'est inspiré par les formes simples de l'architecture de l'Antiquité. Il y a un portique à colonnes ioniques et une toiture en tronc de pyramide.
Pour l'intérieur, c'est un espace ouvert. Ledoux créa ainsi ' la salle moderne' grâce à son nouveau système de place : nobles et notables doivent renoncer aux loges classiques et s'installer aux rangées ouvertes (celles du milieu) ; le peuple est assis en haut de la salle et les places les plus chères sont celles du parterre car grâce à l'invention de Ledoux, une fois de plus, l'orchestre est maintenant placé dans ' la fosse d'orchestre '.
Au dessus : L'oeil réléchissant.
Sources : Wikipédia ; Dailymotion ; besancon.fr et google image.
Claude Nicolas Ledoux (1736 - 1806) architecte visionnaire, utopiste et urbaniste a réalisé de nombreux bâtiments, dont beaucoup furent détruits. La Saline répond à une commande royale et reste encore visible de nos jours.
Au départ il imagina une manufacture implantée en cercle, dotée d’une entrée monumentale. La cour aurait été découpée en diagonale par des galeries couvertes s’appuyant également sur cent quarante colonnes sans base.
Le roi, Louis XV, fut effaré devant tant de luxe. Il trouvait que l’allure de la manufacture ferait penser à un château ou à un temple : il refusa donc le projet.
Mais Ledoux n’abondonna pas son projet et construisit la Saline en demi cercle. Il réussit néanmoins à imposer un style bien à lui.
ORGANISATION DE LA SALINE:
La Saline est disposée en arc de cercle, composée de dix pavillons (logements des ouvriers ou bâtiments de fonctions) auquels s'ajoutent des dépendances et des étables. Au centre, une cour pour créer de l'espace entre les usines et les logements. L'entrée de la saline comporte des colonnes assez impresssionantes, qui donnent sur une grotte artificielle qui débouche ensuite sur la cour.
A l'opposé de l'entrée monumentale, on trouve la maison du directeur. Elle est composée d'un portique soutenu par six colonnes (elle abrite aussi une chapelle). Le bâtiment est en lui-même assez simple car par manque de temps et d'argent la façade est restée lisse ( à l'origine le projet proposait des colonnes tout autour du bâtiment). L'ensemble de la Saline, y compris les jardins mis à disposition des ouvriers, est entièrement clos par un mur.
Cette Saline peut faire penser à un petit état car elle comporte une organisation au niveau de l'espace, mais aussi une symbolique de part les deux axes (celui qui coupe les usines et la maison du directeur et celui qui passe par l'entrée et de nouveau se coupe chez le directeur)
Saline Maison du directeur
Le pavillon des Eaux se trouve dans les Yvelines à Louveciennes. Il appartient au style néo-classique. La construction du château s'est faite à la fin du XVIIe siècle par Claude Nicolas Ledoux et il a était agrandi et redécoré par Ange-Jacques Gabriel, pour Mme Du Barry.
C'est en 1683 que Louis XVI ordonne la contruction, qui a au début une fonction hydraulique.
En 1769, lorsque Louis XV offre la batisse à Mme Du Barry, celle ci fait redécorer la construction par le premier architecte du roi, Ange-Jacques Gabriel, avec de la boiserie sculptée. Puis, on amènage le pavillon pour qu'il n'y est que des pièces de receptions, dit "pavillon de musique".
Dans le parc deux petits temples ioniques sont aménagés.
Au début, le domaine n'a pas vu sur la Seine, c'est pour cela qu'en 1852, il fut agrandi. D'autres architectes viennent se méler à la construction comme Henri Goury, qui réalise une entrée Louis XV, puis les écuries. En 1945, le pavillon est inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques.
En 1804, Claude Nicolas Ledoux a conçu les plans d'une ville entière, Chaux. Il voyait en elle une cité idéale. Malheureusement , son projet a été refusé car elle était trop excentrique.
Parmi les plans de cette ville, se trouvait un cimetière.
Il aurait du se trouver autour de la Saline de Chaux.
Le cimetière était composé de 3 parties: Une sphère, qui symbolise l'éternité, située entre deux ensembles de catacombes.
La sphère avait un diamètre de 80 mètres et sa moitié dépassait de terre.
La sphère comportait une entrée principale sur le devant et plusieurs sur les côtés reliés aux catacombes.
Elle était composée de plusieurs étages et comprenait donc de multiples escaliers.
Elle était également eclairée par une ouverture circulaire à son sommet qui permettait de laisser passer la "lumière divine".
Selon Ledoux, la position et la hauteur de la sphère permettait la connexion entre le ciel et la terre, appelée l'Axis Mundi (l'axe du monde), mais aussi l'élévation des morts jusqu'au ciel.
Il a d'ailleurs représenté cette montée au ciel du royaume des morts, par l'esquisse ci-dessous.
On y voit les cieux envahis par des sphères identiques à celle du cimetière, qui représentent les défunts.
La maison des gardes agricoles de Maupertuis fût imaginée par l'architecte Claude Nicolas Ledoux, qui est aussi un urbaniste très imaginatif, dont les édifices
ressemblent au métier des personnes qui l'habitent.
Ce bâtiment a la forme de la Terre, une sphère. Il peut être considéré comme classique grâce à ses colonnes mais aussi avec la forme de la porte semblable à
celle d'un temple. On peut dire de lui qu'il est original car c'est une construction sphérique, ce qui est inhabituel. De plus il y a une architecture géométrique avec une cour
creusée divisée en quatre petites cours carrées. Ce qui montre une grande fantaisie, créativité de l'architecte dans ses projet. Une partie est en sous sol, on peut imaginer qu'il
voyait sa construction de très grande taille, pour permettre à tous les gardes agricoles de vivre dedans.
A l'intérieur, il y a une cuisine avec cheminée, et quatre dortoirs. Il y a des serres et des écuries. On accède à la cour par l'étage central, en descendant de grands escaliers. Ce projet de maison ne fût jamais construit comme un grand nombre des projets de Ledoux , ni publié de son vivant.
Claude Nicolas Ledoux était un urbaniste du XVIIIe siècle, qui construisait des villes en vue d'un développement et d'un aménagement durable. Il a été l'un des premiers architectes utopistes, c'est à dire à vouloir rendre la vie des gens meilleure par le biais de ses bâtiments. Il liait l'architecture de ses constructions à leur fonction.
Village utopique de Maupertuis :
Cette esquisse représente le projet de Ledoux pour le village de Maupertuis. Il avait en tête le projet de créer une ville "nouvelle", innovante, visionnaire, accessible à toutes les classes sociales, et esthétiquement agréable. Malgré son projet de "ville du futur", cette forme d'architecture comporte un élement rustique et pied à terre : le bâtiment principal, surélevé au centre du paté de maisons. Il est visiblement en pierre, et ses colonnes doriques rappellent le style antique, même si ses deux pentes à chacune de ses facades lui donnent une touche de fraicheur. Le principe des petites maisons, peu écartées et comportant chacune leur jardin et leur verger, séduira et inspirera 200 ans plus tard l'architecture des petites cités pavillonnaires.
Ce projet ne pourra pas être realisé par refus des hommes politiques de l'époque, et finalement seulement quelques maisons seront construites à Maupertuis, qui
s'avèreront être les dernières oeuvres de Ledoux avant sa mort.